octobre 22, 2019

Je me présente, Léa, cofondatrice d’une société dans la FashionTech axée sur la mobilité active (vélo, trottinette, gyropode, etc.). L’angle choisi a été celui de l’accessoirisation des personnes afin d’augmenter leur sécurité, leur confort et leur apporter du service. Entre sécurité routière, expérience et bagagerie, à la base le lien n’était pas évident. Je vous raconte.

 

La FashionTech ? On y entend Fashion et Technologie, mais concrètement de quoi s’agit-il ?

  • Du développement de textiles techniques aux propriétés nouvelles – ex : hydratantes, conductrices, etc.
  • Du développement de vêtements / d’accessoires faisant usage de ces textiles techniques, pour démocratiser un usage – ex : les slips anti-ondes, les masques anti-pollution nouvelle génération, etc.
  • Du développement de vêtements / d’accessoires connectés, contenant du service – ex : guidage haptique, signalisation, etc.

La FashionTech ne se suffit pas à elle-même, elle dépend d’un besoin. Chez nous la sécurité et le guidage à vélo.

La particularité de la Fashiontech hors contexte artistique, est qu’elle ne se suffit pas à elle-même, elle dépend d’un besoin : la santé, la sécurité, le confort.

C'est ce qui est le plus compliqué pour nous en terme de communication avec notre entourage.

Nous faisons un sac à dos certes, mais qui n'est pas qu'un sac à dos. On a besoin de l'expliquer, de raconter son histoire, de parler des choses invisibles qui le constitue et de valoriser les choses moins visibles que d'autres. On ne peut pas tendre un Galuchon a quelqu'un et s'attendre à ce qu'il soit pris en main correctement immédiatement.

La croisée entre service à la mobilité (sécurité, guidage, confort), objet connecté, et accessoire de mode est très compliquée à rendre cohérente et lisible en termes de communication. Nous n'appartenons à aucun des trois secteurs et à tous en même temps.

 

Entreprendre dans le vélo par le biais de la FashionTech

Cela étant dit, nous ne nous doutions pas au départ de la teneur de l’engagement pris.

Notre histoire est une suite de listes. Elle commence au croisement de différentes industries (textile, plastique, électronique, assemblage, intégration et logistique) et s’accompagne de développements logiciels complexes (gestion de systèmes embarqués autonomes ET commandés par des applications mobiles).

Concernant rien que l’angle de la production :

  • Nous avons dû apprendre 4 à 5 métiers différents : du sourcing au cahier des charges techniques en passant par le design mécanique, textile, électronique, ou encore le suivi de production.
  • Nous faisons appel au moins aux interlocuteurs suivants : bureaux d’études, usines, atelier d’assemblage, plateforme de conditionnement, de logistique, laboratoires de tests et de recherche, freelances, etc.

Et c’est sans compter le reste des problématiques entrepreneuriales rencontrées : communication, financement, marketing, commercial, RH, administratif, développements logiciels, gestion de la croissance...

« Ça a l’air compliqué comme ça, mais ça se fait ».

C’est probablement la chose la plus juste que l’on m’ait dite au démarrage, et celle qui m’a le mieux servie. Pas à pas, un jour après l’autre, ça se fait.

Pour celles et ceux qui auraient terriblement envie de se lancer mais manqueraient encore un peu de courage je conclue donc avec ceci : entreprendre a été et est la plus belle aventure de ma vie, celle qui me comble le mieux. Autant personnelle que collective, elle reste une aventure au quotidien, dont l’on tombe amoureux chaque jour, avec toutes celles et ceux qui sont dedans.

Un jour après l’autre ! Comme pour tout en fait. Ma conclusion : faites du vélo !

Bien à vous tou.te.s et à votre disposition,

 

Léa Galice


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